LUI, C'EST LUI ET MOI, C'EST MOI

Monsieur le Président,

Salut. J'espère que vous avez déjà lu mon courrier de ce matin. Je n'ai pas voulu troubler votre repos mais je ne peux rester coi face à cette nouvelle que je viens d'apprendre.

Votre collègue de l'Est ne finit de me surprendre agréablement. J'ai promis vous offrir dans chaque courrier une des actions ayant fait de lui le lauréat du prix Nelson Mandela de la gouvernance. Seulement après huit mois passés à la tête de son pays.

Au cas où vos informateurs ne vous l'auraient pas encore dit, il a encore frappé hier lors de la célébration de la fête de Noël. Ce qu'il a encore fait? Rassurez-vous, je vous le dirai.

Le président Patrice Talon entouré des enfants le 25 décembre 2016 (photo Présidence du Bénin)

Il était entouré des élèves de son pays comme vous l'êtes sur certaines de vos affiches de campagne. La différence, les enfants n'étaient pas en tenue scolaire et lui, ne l'a pas fait pour séduire un quelconque électorat. Vous ne me comprenez pas encore? Bon, je vous explique mieux. Il a ouvert les portes de son palais à la relève de son pays pour fêter avec elle la naissance du Christ. Excusez-moi de toujours dire cela mais c'est ce qu'on m'a servi depuis tout petit donc, qu'y puis-je?

Il était là, avec son épouse, entouré de ces merveilleuses créatures dans une ambiance vraiment détendue, loin des agents de la garde présidentielle.

La première dame du Bénin et l'acteur Zinsou entourés des enfants à la présidence de la République le 25 décembre 2016 (photo Présidence du Bénin)

Garde présidentielle? Je me demande combien d'éléments la sienne contient face à la vôtre, monsieur le Président, et surtout si elle voit aussi le mal partout et éloigne à coup de matraque et gourdin quiconque a la malchance de se trouver dans un rayon d'un kilomètre de votre emplacement.

Je ne souhaite pas être long, monsieur le Président, puisque c'est la force de l'information qui m'a poussé à vous écrire. Je reviendrai quand même très certainement pour vous rappeler d'autres choses. Dans ma prochaine correspondance, je ferai tout pour vous faire part de ses réformes dans le secteur des finances publiques.

A très bientôt, monsieur le Président.

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