QUAND L’INTERET PUBLIC EST PLUS GRAND QUE L’INTERET PARTISAN ET POLITIQUE
14 janv. 2015~~Depuis l’attaque du siège du journal satirique français Charlie Hebdo, la communauté internationale est unanime à condamner cet acte de « barbarie ». Des consultations ont été entreprises par le Président François Hollande à l’égard des autres forces politiques et personne n’a manqué au rendez-vous, au contraire, celles qui n’ont pas été invitées avaient protesté contre une telle exclusion. Au cours de la marche organisée le 11 janvier dernier, on a vu aux côtés des manifestants des protagonistes de crises mortelles, allusion faite à Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abass. En Egypte, c’est le Président Abdel Fattah Al-Sissi qui a surpris plus d’un en rendant visite aux Coptes qui étaient en pleine messe de Noël. Malheureusement au Togo, il est difficile de voir les leaders politiques faire route ensemble lorsqu’un drame touche la nation. Considérons par exemple les incendies criminels qui ont touché les grands marchés de Lomé et de Kara. Pendant que les commerçants et commerçantes pleuraient leurs biens perdus dans ces flammes pires que des armes terroristes, les acteurs politiques n’ont trouvé rien de mieux que de s’accuser mutuellement. Alors que les autorités estiment avoir ouvert des enquêtes qui ont du plomb dans l’aile, les acteurs de l’opposition et les organisations de défense de droits de l’homme qui les soutiennent ont jugé mieux avoir trouvé les responsables dans le camp du pouvoir. Oui. C’est vrai que les premiers résultats n’ont conduit à des interpellations de gens proches que de l’opposition. Aucune condamnation politique. Chaque camp ayant pensé pouvoir en tirer un intérêt politique. Outre le cas des incendies, il est récurrent de voir les acteurs politiques s’attaquer par déclarations interposées. Nous pouvons aussi citer l’exemple des deux jeunes frères, Sinandaré et Sinanlègue, tués lâchement par des agents véreux de la police, l’attaque de Cabinda dont a été victime le bus des Eperviers en route pour une cause nationale, l’accident de Lungi et plein d’autres exemples. Chers leaders de l’opposition togolaise, la lutte politique ne vous empêche pas de vous unir avec vos adversaires (qui ne sont pas vos ennemis) lorsque notre nation traverse des moments douloureux. Vous gagnerez beaucoup lorsque vos militants vous verront écrire aux autorités pour compatir à la douleur nationale tout en proposant des solutions concrètes qui aideront à sortir de la situation. Ces actions loin de vous humilier permettront à vos détracteurs d’estimer votre amour pour l’intérêt national. Monsieur le Président de la République, il vous est reproché de ne pas vous adresser à l’opinion lorsqu’un drame quelconque touche vos compatriotes. Nous vous proposerons d’organiser aussi des manifestations homologues à celle à laquelle vous avez participé le dimanche dernier. Cela rehausserait votre image au sein de l’opinion nationale et même vos détracteurs vous saurons gré.
A bon entendeur, ………………………………………………………………………………………
